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| François Kersaudy | |
| Lors de son accession à la présidence, Harry Truman s’était promis de suivre en tous points la politique de son prédécesseur — même à l’égard de l’Union soviétique. Mais en juillet 1945, sa première rencontre avec Staline lui fait perdre bien des illusions sur la possibilité d’une entente durable avec Moscou, et au cours de l’automne, ses craintes se trouvent confirmées par la mise en coupe réglée de la zone d’occupation soviétique en Allemagne, par le renforcement des contingents de l’Armée rouge dans le nord de l’Iran, ainsi que par les menaces qui pèsent sur la Turquie, sommée de concéder à l’URSS une base sur le détroit des Dardanelles et de lui rétrocéder les territoires de Kars et Ardahan, en Anatolie orientale. Ayant compris que Staline ne recherchait pas la paix, mais l’extension illimitée de son autorité sur les pays voisins, Truman envisage d’infléchir la politique de sécurité et de défense américaine en conséquence. | |
| Mais comment expliquer cela à l’opinion publique am |